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Au tribunal pour 198 excès de vitesse commis en un an


Au palmarès de l'automobiliste, 484 excès de vitesse commis depuis 2006. Il comparaissait hier pour 198 d'entre eux, les autres étant prescrits.

«Hasard » et « coïncidence ». Ce sont, à peu de chose près, les deux mots qui résument la ligne de défense de Yossef G. , 27 ans, qui comparaissait hier devant le tribunal de police de Juvisy-sur-Orge pour avoir commis 198 excès de vitesse en un an sur les routes d'Ile-de-France. L'homme est suspecté d'avoir utilisé une voiture de location immatriculée au Luxembourg afin d'éviter les poursuites, ce qu'il nie. C'est fin 2009 que le Centre automatisé de constatation des infractions routières (Cacir), qui centralise à Rennes (Ille-et-Vilaine) les amendes émises par les radars automatiques, avait émis un signalement : une Mini, immatriculée au Luxembourg, avait été flashée à 484 reprises depuis 2006, soit le record absolu en la matière! Problème : la loi du Grand-Duché ne permet pas de communiquer les contrats de location. Pour trouver l'identité du conducteur, les policiers ont obtenu, faute de nom, un numéro de téléphone lors des révisions chez le garagiste : celui d'un chef d'entreprise domicilié à Brunoy (Essonne). Son téléphone portable se trouvait aussi dans la zone des radars lorsque la Mini était flashée. Cerise sur le gâteau, l'immatriculation de la voiture — qu'on peut personnaliser au Luxembourg — portait aussi les initiales du prévenu! Un « faisceau d'indices (…) troublant » selon la présidente du tribunal, mais pas selon Me Jean-Baptiste Iosca, l'avocat du prévenu, expert des infractions routières, qui a plaidé la relaxe intégrale. Son client ne risque d'ailleurs, au maximum, que 7800 € d'amende et une suspension de permis de trois ans : plus de la moitié des 484 excès sont prescrits et, sur les 198 restants, seuls 11 ont finalement été retenus car on voit le conducteur sur les photos. Mais pour Me Iosca, sur ces clichés, on ne le reconnaît pas. Hier, celui-ci avait les cheveux courts et d'épaisses lunettes. Sur les photos, cheveux longs et pas de lunettes. Sourires parmi les juges. « Vous pensez qu'elles sont fausses? » demande le prévenu, par ailleurs peu prolixe. Et la présidente de chausser les lunettes en question. « On joue à Cluedo ou quoi? En matière pénale, il faut avoir des certitudes », assène Me Iosca, qui a déjà obtenu deux relaxes dans des cas similaires. Jugement le 10 septembre.

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